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15 cas corrigés, gratuits Programme 2026

Les mises en situation de l'examen civique

12 des 40 questions de l'épreuve ne demandent pas une date : elles racontent une scène et vous demandent ce que dit la règle. Voici 15 cas corrigés, la méthode pour les reconnaître, et la vérité sur ce que personne ne peut vous vendre.

Publié le 17 septembre 2026 · 12 min de lecture · Source : arrêté du 10 octobre 2025

Où tombent les mises en situation

L'arrêté du 10 octobre 2025 fixe la composition de l'épreuve. Les mises en situation ne sont pas réparties au hasard : elles se concentrent sur les deux thèmes qui testent le comportement, pas la mémoire. Les trois autres thèmes n'en contiennent aucune.

Thème officiel Questions Dont mises en situation
Principes et valeurs de la République 11 6
Système institutionnel et politique 6 aucune
Droits et devoirs 11 6
Histoire, géographie et culture 8 aucune
Vivre dans la société française 4 aucune

QCM sur support numérique, 4 propositions par question, 1 seule bonne réponse, pas de point négatif en cas d'erreur. Seuil de réussite : 32 bonnes réponses sur 40, soit 80 %.

La méthode en 5 étapes

Une mise en situation ne teste pas votre mémoire. Elle place une règle apprise dans une scène de la vie courante. Votre travail est de reconnaître la règle derrière l'histoire, puis de l'appliquer sans vous laisser distraire par les détails.

  1. 1 Lisez la scène jusqu'au bout, puis relisez la question seule. C'est la question qui décide, pas l'histoire.
  2. 2 Nommez la règle en jeu avec vos propres mots : laïcité, égalité, obligation, interdiction, bon interlocuteur.
  3. 3 Rappelez-vous que la scène vient presque toujours des thèmes 1 ou 3 : une valeur de la République, ou un droit et son devoir.
  4. 4 Éliminez les options qui décrivent une habitude, une opinion ou une pratique, et non une règle de droit.
  5. 5 Choisissez la réponse qui reste vraie même si on change les personnes, la ville ou la religion de la scène.

Les réflexes qui font gagner des points

  • La bonne réponse est ce que dit la loi, jamais ce que ferait la majorité des gens.
  • Agent public = neutre. Usager = libre. Cette seule distinction règle beaucoup de situations.
  • Une option qui dit "cela dépend de chaque mairie, de chaque école, de chaque employeur" est presque toujours fausse : en France, la règle est nationale.
  • Une option qui exige l'accord d'un mari, d'un parent ou d'un chef pour exercer un droit personnel est fausse.
  • Chaque liberté a une limite, et cette limite est souvent la vraie question posée.
  • État civil, école primaire, listes électorales, mariage : pensez d'abord à la mairie.

15 mises en situation corrigées

Lisez la scène, choisissez votre réponse, puis ouvrez la correction. Elle vous dit pourquoi chaque mauvaise option est mauvaise : c'est là que se joue le point le jour de l'épreuve.

Cas 1 Principes et valeurs de la République Laïcité : agent neutre, usager libre

Vous accompagnez une amie à la mairie pour retirer un document. Elle porte un foulard. À l'accueil, une personne lui dit qu'elle doit l'enlever pour entrer dans le bâtiment.

Que dit la règle française ?

  • A Elle doit l'enlever : la laïcité interdit tout signe religieux dans un bâtiment public.
  • B Elle peut le garder : c'est l'agent de la mairie qui doit être neutre, pas l'usager.
  • C Cela dépend du règlement intérieur choisi par chaque mairie.
  • D Elle doit l'enlever, car la neutralité s'applique à toutes les personnes présentes dans la mairie.
Voir la correction

Bonne réponse : B

La laïcité ne dit pas la même chose à tout le monde. Elle impose la neutralité à celui qui rend le service public : l'agent de mairie, l'enseignant, le personnel d'un hôpital public. Elle laisse libre celui qui vient demander le service. Méthode : demandez-vous toujours de quel côté du guichet se trouve la personne dont on parle. Si elle travaille pour le service public, la neutralité s'applique. Si elle vient pour une démarche, c'est la liberté qui s'applique. Une seule situation particulière existe à l'école publique : pour les élèves, les signes religieux voyants sont interdits, un petit signe discret reste admis. Retenez ces trois cas et vous répondrez juste à presque toutes les situations sur la laïcité.

A (fausse) : La laïcité impose la neutralité à l'État, pas aux personnes qui viennent au guichet.

B (bonne réponse) : La neutralité religieuse s'impose à celui qui rend le service public, pas à celui qui le demande.

C (fausse) : La règle est nationale : une mairie ne peut pas décider seule d'une interdiction pareille.

D (fausse) : C'est l'erreur classique : la neutralité vise les agents publics, jamais les usagers.

Cas 2 Principes et valeurs de la République Non-discrimination à l'embauche

Vous passez un entretien d'embauche pour un poste de vendeur. Le recruteur vous demande quelle est votre religion et si vous comptez avoir des enfants bientôt.

Que dit la loi sur ces questions ?

  • A Elles sont autorisées : l'employeur choisit librement la personne qu'il recrute.
  • B Elles sont interdites : elles n'ont aucun rapport avec le poste et relèvent de la discrimination.
  • C Elles sont autorisées si le candidat accepte d'y répondre.
  • D Elles sont autorisées dans le secteur privé, interdites dans le public.
Voir la correction

Bonne réponse : B

Un entretien d'embauche porte sur le travail et rien d'autre. Poser des questions sur la religion, la santé ou la grossesse est une discrimination interdite. En cas de problème, le Défenseur des droits peut être saisi gratuitement.

A (fausse) : La liberté de recruter s'arrête là où commence la discrimination.

B (bonne réponse) : Un employeur peut parler du travail : diplômes, expérience, autorisation de travail. Pas de la religion ni des projets d'enfant.

C (fausse) : Votre accord ne rend pas légale une question discriminatoire.

D (fausse) : La règle est la même pour le privé et pour le public.

Cas 3 Principes et valeurs de la République Signes religieux à l'école publique

Votre fille entre au collège public. Elle vous demande si elle peut porter au cou un petit pendentif religieux, sous son pull.

Que permet la loi à l'école publique ?

  • A Aucun signe religieux n'est autorisé pour les élèves, même discret.
  • B Un signe discret est admis ; les signes voyants sont interdits pour les élèves.
  • C Tous les signes sont autorisés, car un élève n'est pas un agent public.
  • D Cela dépend de l'accord du professeur principal.
Voir la correction

Bonne réponse : B

À l'école publique, les élèves ne portent pas de signes religieux voyants. Un signe discret, qui ne se remarque presque pas, reste toléré. Attention : cette règle vaut pour l'école, pas pour la rue ni pour la mairie.

A (fausse) : La loi vise les signes ostensibles, c'est-à-dire voyants, pas un petit signe discret.

B (bonne réponse) : C'est exactement la règle appliquée dans les écoles, collèges et lycées publics.

C (fausse) : L'élève n'est pas un agent, mais l'école publique a sa propre règle depuis 2004.

D (fausse) : Aucun enseignant ne décide cela : la règle est fixée par la loi.

Cas 4 Principes et valeurs de la République Obligation fiscale annuelle

Cette année, vous avez très peu travaillé et vos revenus sont presque nuls. Un ami vous dit que la déclaration d'impôts ne sert à rien dans votre cas.

Que devez-vous faire ?

  • A Ne rien déclarer : sans revenu imposable, la déclaration est inutile.
  • B Déclarer seulement si l'administration vous envoie un courrier de rappel.
  • C Déclarer vos revenus : la déclaration est obligatoire pour tous, même avec peu ou pas de revenus.
  • D Déclarer une fois, puis tous les trois ans si la situation ne change pas.
Voir la correction

Bonne réponse : C

Déclarer ses revenus est une obligation pour tout le monde, chaque année. Ce n'est pas réservé aux personnes qui paient des impôts. Pour un dossier de naturalisation, une situation fiscale en règle est indispensable.

A (fausse) : L'obligation existe même quand on ne paie finalement aucun impôt.

B (fausse) : La déclaration ne dépend pas d'un courrier : elle est annuelle et automatique.

C (bonne réponse) : Toute personne qui vit en France déclare ses revenus chaque année.

D (fausse) : La déclaration est annuelle, sans exception.

Cas 5 Principes et valeurs de la République Égalité femmes-hommes

Une amie veut ouvrir un petit commerce dans votre quartier. Une connaissance lui affirme qu'elle doit d'abord obtenir l'accord écrit de son mari.

Que dit le droit français ?

  • A L'accord du mari est nécessaire pour créer un commerce.
  • B L'accord est nécessaire seulement si le couple s'est marié en France.
  • C Aucun accord n'est nécessaire : femmes et hommes ont exactement les mêmes droits pour entreprendre.
  • D L'accord du mari est nécessaire uniquement pour employer des salariés.
Voir la correction

Bonne réponse : C

Une femme majeure signe seule ses contrats, ouvre son entreprise et gère ses comptes. La devise républicaine pose l'Égalité : mêmes droits, mêmes devoirs. Toute option qui exige l'accord d'un conjoint est fausse à l'examen.

A (fausse) : Aucune démarche d'entreprise ne dépend de l'accord du conjoint.

B (fausse) : Le lieu du mariage ne change rien : la règle est la même pour tous.

C (bonne réponse) : L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe du droit français.

D (fausse) : Embaucher relève du Code du travail, jamais de l'accord d'un conjoint.

Cas 6 Principes et valeurs de la République Droit de critiquer le pouvoir

Sur un forum, vous publiez un message qui critique durement la politique du gouvernement. Un internaute vous répond que vous risquez une amende.

Que dit la loi française ?

  • A Critiquer le gouvernement est interdit et puni d'une amende.
  • B La critique est autorisée seulement si elle reste polie et anonyme.
  • C Critiquer le gouvernement est autorisé : la limite est l'insulte, la diffamation et l'appel à la haine.
  • D La critique politique est réservée aux journalistes.
Voir la correction

Bonne réponse : C

En France, on peut critiquer le gouvernement, le président ou une loi, en public comme en ligne. C'est même un signe de démocratie. Les limites sont ailleurs : insultes, diffamation, appels à la haine.

A (fausse) : La critique du pouvoir est au coeur même de la liberté d'expression.

B (fausse) : Ni la politesse ni l'anonymat ne sont des conditions posées par la loi.

C (bonne réponse) : On peut critiquer librement, mais pas insulter ni appeler à la haine.

D (fausse) : La liberté d'expression appartient à tous, pas à une profession.

Cas 7 Principes et valeurs de la République Liberté religieuse dans l'espace public

Une personne porte un signe religieux visible (un collier, un foulard) et marche dans la rue. Un passant lui dit que c'est interdit dans l'espace public en France.

Que dit la loi française ?

  • A Tout signe religieux est interdit dans la rue.
  • B Dans la rue, on est libre de porter un signe religieux ; seule la dissimulation totale du visage est interdite dans l'espace public.
  • C C'est autorise seulement pour les touristes.
  • D C'est interdit le week-end.
Voir la correction

Bonne réponse : B

Il ne faut pas confondre deux choses. Dans la rue, chacun est libre de porter un signe religieux : c'est la liberté de religion. La neutralité, elle, s'impose seulement aux agents publics pendant leur service et aux élèves de l'école publique. La seule règle générale dans l'espace public est l'interdiction de dissimuler entièrement son visage.

A (fausse) : Dans la rue, chacun est libre de porter un signe religieux.

B (bonne réponse) : La liberté s'applique à l'usager dans l'espace public ; la loi vise seulement la dissimulation du visage.

C (fausse) : La liberté vaut pour toute personne, pas seulement les touristes.

D (fausse) : Aucune interdiction ne dépend du jour de la semaine.

Cas 8 Principes et valeurs de la République Majorité électorale (18 ans)

Un jeune de 16 ans veut voter à la prochaine élection présidentielle. Il pense qu'il en a déjà le droit.

Que dit le droit français ?

  • A On peut voter des 16 ans.
  • B On peut voter à partir de 18 ans, en étant inscrit sur les listes électorales et en ayant ses droits civiques.
  • C On peut voter des qu'on travaille.
  • D L'âge dépend de chaque commune.
Voir la correction

Bonne réponse : B

En France, on vote à partir de 18 ans, l'âge de la majorité. Il faut aussi être de nationalité française (pour la plupart des élections), être inscrit sur les listes électorales et avoir ses droits civiques. Le droit de vote est l'un des droits que l'on gagne avec la naturalisation.

A (fausse) : Le droit de vote s'acquiert à la majorité, 18 ans.

B (bonne réponse) : La majorité électorale est fixée à 18 ans.

C (fausse) : Le fait de travailler n'ouvre pas le droit de vote.

D (fausse) : L'âge du vote est le même partout en France.

Cas 9 Droits et devoirs Limites de la liberté d'expression

Sur un réseau social, une discussion vous met en colère. Vous préparez un message qui insulte une personne et invite d'autres internautes à s'en prendre à elle.

Que dit la loi française ?

  • A C'est autorisé : la liberté d'expression permet de tout dire sur internet.
  • B C'est autorisé si vous effacez le message rapidement après l'avoir publié.
  • C C'est interdit : insultes et appels à la haine sont punis, en ligne comme dans la rue.
  • D C'est autorisé si le compte utilisé est anonyme.
Voir la correction

Bonne réponse : C

Presque tous les droits français ont une limite, et cette limite est souvent la vraie question. La liberté d'expression permet de critiquer, de débattre, de se moquer, y compris du gouvernement. Elle ne permet ni l'insulte, ni la diffamation, ni l'appel à la haine ou à la violence. Ces limites sont exactement les mêmes en ligne et dans la rue : c'est la citoyenneté numérique. Méthode : dès qu'une situation présente une liberté, cherchez immédiatement sa limite. Une option qui affirme "on peut tout dire" ou "il n'y a aucune limite" est fausse à l'examen. Une option qui ajoute une porte de sortie ("si c'est anonyme", "si je le supprime", "si c'est un groupe privé") est fausse aussi : ce sont des conditions inventées.

A (fausse) : La liberté d'expression n'a jamais autorisé l'insulte ni l'appel à la haine.

B (fausse) : L'infraction existe dès la publication : l'effacer ne l'annule pas.

C (bonne réponse) : Les mêmes règles s'appliquent sur internet et dans la vie réelle.

D (fausse) : L'anonymat ne protège pas : la loi s'applique de la même façon.

Cas 10 Droits et devoirs Obligation de porter secours

En rentrant chez vous le soir, vous voyez un homme allongé sur le trottoir. Il ne bouge pas et ne répond pas quand vous l'appelez. Personne d'autre ne s'arrête.

Que devez-vous faire ?

  • A Continuer votre chemin : ce n'est pas votre responsabilité.
  • B Attendre qu'un policier arrive avant de faire quoi que ce soit.
  • C Filmer la scène et la publier pour alerter les habitants du quartier.
  • D Appeler les secours (15, 17, 18 ou 112), ou porter secours si vous pouvez le faire sans danger.
Voir la correction

Bonne réponse : D

Porter secours est un devoir, pas un choix. Un simple appel suffit à remplir cette obligation. Quatre numéros à connaître par coeur : 15 pour le SAMU, 17 pour la police, 18 pour les pompiers, 112 partout en Europe.

A (fausse) : Ne pas aider est un délit : la non-assistance à personne en danger.

B (fausse) : Attendre sans alerter revient à ne pas porter secours.

C (fausse) : Publier ne prévient pas les secours et porte atteinte à la personne.

D (bonne réponse) : C'est l'obligation légale : alerter, ou aider si c'est possible sans risque.

Cas 11 Droits et devoirs Interdiction de la polygamie

Un homme, déjà marié dans son pays d'origine, souhaite se marier une seconde fois en France. Il ne veut pas divorcer de sa première épouse.

Que dit la loi française ?

  • A C'est possible, car le premier mariage a été célébré à l'étranger.
  • B C'est possible avec l'accord écrit de la première épouse.
  • C C'est interdit : en France, on ne peut être marié qu'à une seule personne.
  • D C'est possible devant un ministre du culte, mais pas à la mairie.
Voir la correction

Bonne réponse : C

En France, une seule union à la fois est reconnue. La règle est la même pour tous, quelle que soit l'origine ou la religion. C'est aussi un motif de refus de naturalisation : votre réponse doit être claire et sans hésitation.

A (fausse) : Le lieu du premier mariage ne change rien à la règle française.

B (fausse) : Aucun accord ne peut autoriser un second mariage.

C (bonne réponse) : La polygamie est interdite par la loi française.

D (fausse) : Un mariage religieux ne peut avoir lieu qu'après un mariage civil, impossible ici.

Cas 12 Droits et devoirs Majorité numérique à 15 ans

Votre fille a 14 ans. Elle veut créer un compte sur un réseau social. Elle vous explique que tous ses amis de la classe en ont déjà un.

Que prévoit la loi française ?

  • A Elle peut s'inscrire seule dès 13 ans.
  • B Elle doit attendre 18 ans, comme pour le droit de vote.
  • C Il n'existe aucune règle d'âge en France pour les réseaux sociaux.
  • D La majorité numérique est fixée à 15 ans : avant, l'accord des parents est nécessaire.
Voir la correction

Bonne réponse : D

Deux chiffres proches à ne pas confondre : 15 ans pour la majorité numérique, 18 ans pour la majorité civile. Sur internet comme ailleurs, le respect des autres reste une obligation.

A (fausse) : Ce n'est pas l'âge fixé par la loi française.

B (fausse) : 18 ans est la majorité civile, pas la majorité numérique.

C (fausse) : La loi fixe bien un âge : la majorité numérique.

D (bonne réponse) : À partir de 15 ans, un jeune peut s'inscrire seul sur un réseau social.

Cas 13 Droits et devoirs Dangers du travail dissimulé

Un voisin vous propose un emploi de plusieurs mois, bien payé, en liquide. Il vous précise qu'il n'y aura ni contrat ni déclaration.

Quel est le principal risque pour vous ?

  • A Aucun risque : seul l'employeur est en faute.
  • B Vous n'aurez aucun droit : ni retraite, ni assurance en cas d'accident, ni preuve de revenus.
  • C Vous paierez simplement un impôt plus élevé en fin d'année.
  • D Vous serez protégé si vous déclarez ce revenu vous-même aux impôts.
Voir la correction

Bonne réponse : B

Le travail non déclaré est interdit et laisse le salarié sans aucun droit : ni retraite, ni assurance maladie, ni allocations. Pour un dossier de naturalisation, des revenus déclarés sont indispensables.

A (fausse) : L'employeur est en infraction, mais c'est vous qui perdez toute protection.

B (bonne réponse) : Sans déclaration, aucune cotisation n'est versée : aucun droit n'est ouvert.

C (fausse) : Le problème n'est pas fiscal : c'est l'absence totale de protection sociale.

D (fausse) : Déclarer le revenu ne crée ni contrat, ni cotisations, ni couverture accident.

Cas 14 Droits et devoirs Gravité des infractions routières

Un ami n'a pas le permis. Il vous demande de lui prêter votre moto pour un trajet de quelques minutes, en vous assurant qu'il sait très bien conduire.

Que dit la loi française ?

  • A C'est autorisé pour un trajet court.
  • B C'est autorisé s'il roule doucement et sans passager.
  • C C'est une contravention, punie d'une simple amende légère.
  • D Conduire sans permis est un délit, puni par la loi.
Voir la correction

Bonne réponse : D

Trois niveaux d'infraction, du moins grave au plus grave : contravention, délit, crime. Un excès de vitesse léger est une contravention. Conduire sans permis, ou sous l'emprise de l'alcool, est un délit.

A (fausse) : La distance ou la durée ne changent rien à la règle.

B (fausse) : La vitesse et le nombre de passagers sont sans effet sur l'interdiction.

C (fausse) : Conduire sans permis n'est pas une contravention : c'est plus grave.

D (bonne réponse) : C'est une infraction grave, passible d'une amende lourde voire de prison.

Cas 15 Droits et devoirs Droit de grève

Dans votre entreprise, des salariés arrêtent le travail une journée pour demander une hausse des salaires. Votre chef menace de licencier ceux qui participent.

Que dit la loi française ?

  • A La grève est un droit protégé : on ne peut pas être licencié pour avoir fait grève.
  • B La grève est autorisée seulement avec l'accord de l'employeur.
  • C La grève est interdite dans les entreprises privées.
  • D La grève est autorisée, mais l'employeur peut ensuite licencier les participants.
Voir la correction

Bonne réponse : A

La grève permet aux salariés d'arrêter le travail ensemble pour défendre leurs droits. C'est un droit protégé par la Constitution. En cas de licenciement abusif, le conseil de prud'hommes peut être saisi.

A (bonne réponse) : Le droit de grève est garanti et le licenciement pour ce motif est interdit.

B (fausse) : Aucune autorisation de l'employeur n'est nécessaire pour faire grève.

C (fausse) : Le droit de grève existe dans le privé comme dans le public.

D (fausse) : Un droit que l'on peut sanctionner ne serait plus un droit.

Les 93 autres

Nous en avons écrit 108 en tout

Les 15 ci-dessus sont à vous, corrigées, sans inscription. Les 93 autres sont dans l'espace d'entraînement et dans les PDF, avec la même correction option par option. Voici exactement les règles qu'elles font travailler, pour que vous sachiez ce que vous prenez.

  • Compétences scolaires des collectivités
  • Consentement aux soins
  • Continuité et égalité du service public
  • Dates commémoratives françaises
  • Devoir de juré d'assises
  • Devoir de mémoire
  • Devoir de respecter l'environnement
  • Devoir de sincérité envers l'administration
  • Devoir de solidarité
  • Dignité humaine
  • Droit d'asile
  • Droit de ne pas croire (athéisme)
  • Droit de propriété et ses limites
  • Droit de vote des citoyens de l'UE
  • Droit à l'image et vie privée
  • Droit à la santé et accès aux soins
  • Droit à un procès équitable et à la défense
  • Droits de la personne interpellée
  • Droits et devoirs liés au chômage
  • Déclaration de naissance
  • Fraternité et solidarité
  • Grandes figures françaises
  • Gratuite et égalité de l'école publique
  • Instruction obligatoire de 3 à 16 ans
  • Interdiction de diffuser des images intimes
  • Interdiction de fumer dans les lieux publics fermés
  • Interdiction de l'outrage et de la rébellion
  • Interdiction de la contrefaçon
  • Interdiction de porter une arme sans autorisation
  • Interdiction de se faire justice soi-même
  • Interdiction des faux documents
  • Interdiction des violences conjugales
  • Interdiction du harcèlement
  • Interdiction du travail des enfants
  • Inviolabilité du domicile
  • Le tribunal du travail
  • Liberté d'association (1901)
  • Liberté d'entreprendre
  • Liberté d'informer et de s'informer
  • Liberté d'opinion politique
  • Liberté de circulation
  • Liberté de conscience
  • Liberté de création et de caricature
  • Liberté de la presse et ses limites
  • Liberté de manifester
  • Liberté de ne pas participer à un culte
  • Liberté de rompre le mariage (divorce)
  • Liberté de réunion
  • Liberté du travail
  • Liberté et consentement au mariage
  • Liberté syndicale
  • Mairie et listes électorales
  • Mixité et égalité à l'école
  • Neutralité de l'agent public
  • Neutralité de l'école publique
  • Neutralité financière de l'État
  • Non-discrimination liée au handicap
  • Non-discrimination selon l'orientation sexuelle
  • Non-discrimination selon l'âge
  • Nul n'est censé ignorer la loi
  • Obligation d'entretien des enfants
  • Obligation d'instruction (devoir parental)
  • Parité femmes-hommes en politique
  • Protection de l'enfance en danger
  • Protection des animaux
  • Protections du droit du travail
  • Présomption d'innocence
  • Racisme et incitation à la haine
  • Recensement citoyen et Journée défense et citoyenneté
  • Recours face à l'administration
  • Reliefs et frontières
  • Respect des biens publics
  • Respect des convictions d'autrui
  • Respect des décisions de justice
  • Respect des symboles de la République
  • Rôle de l'impôt
  • Rôle de la mutuelle santé
  • Secret des correspondances
  • Secret professionnel
  • Sens de la fête nationale
  • Solidarité nationale (Sécurité sociale)
  • Vente d'alcool interdite aux mineurs
  • Égalité d'accès aux lieux publics
  • Égalité d'accès à la fonction publique
  • Égalité dans le couple
  • Égalité des usagers et interdiction de la corruption
  • Égalité entre les enfants
  • Égalité et merite aux examens
  • Égalité et non-discrimination
  • Égalité et secret du vote
  • Égalité salariale femmes-hommes
  • Égalité successorale femmes-hommes
  • État de droit

Où sont les 93 autres

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une mise en situation à l'examen civique ?

C'est une question qui raconte une scène de la vie courante au lieu de demander une date ou une définition. On vous décrit un fait, puis on vous demande ce que dit la règle française. Le format reste le même que les autres questions : 4 propositions, une seule bonne réponse, aucun point négatif en cas d'erreur.

Combien y a-t-il de mises en situation dans l'examen civique ?

12 sur les 40 questions de l'épreuve, d'après l'arrêté du 10 octobre 2025 : 6 dans le thème « Principes et valeurs de la République » et 6 dans le thème « Droits et devoirs ». Les thèmes institutions, histoire-géographie et vie en société n'en comportent aucune.

Peut-on connaître à l'avance les mises en situation de l'examen ?

Non. Le ministère publie la liste officielle des questions de connaissance, mais il ne publie aucune liste de mises en situation. Personne ne sait donc lesquelles tomberont le jour de l'épreuve. Un site qui prétend vous vendre « les mises en situation officielles » vous ment. Ce qui se prépare, c'est le raisonnement attendu, pas une liste à apprendre par cœur.

Comment répondre à une mise en situation ?

Lisez la scène en entier, puis relisez la question seule : c'est elle qui décide, pas l'histoire. Nommez la règle en jeu avec vos propres mots, éliminez les options qui décrivent une habitude ou une opinion plutôt qu'une règle de droit, et choisissez la réponse qui resterait vraie si on changeait les personnes, la ville ou la religion de la scène.

Les mises en situation sont-elles plus difficiles que les autres questions ?

Elles ne demandent pas plus de mémoire, mais elles piègent davantage : la scène contient souvent un détail qui pousse vers la mauvaise réponse, comme l'accord d'un proche ou le règlement d'une mairie. La règle française est nationale, donc une option qui commence par « cela dépend de chaque mairie » est presque toujours fausse.

Combien faut-il de bonnes réponses pour réussir l'examen civique ?

32 bonnes réponses sur 40, soit 80 %, en 45 minutes maximum. Les mises en situation comptent exactement comme les autres questions : ni bonus, ni malus.

À lire ensuite

Sources

Ces 48 mises en situation ont été conçues par naturalisation-facile.fr à partir des 5 thèmes officiels de l'examen civique. Le ministère publie la liste officielle des questions de connaissance, mais il ne publie aucune liste de mises en situation. Personne ne connaît donc à l'avance les 12 mises en situation posées le jour de l'épreuve. Nous ne prétendons pas les reproduire : nous entraînons le raisonnement attendu, à partir des règles de droit et des repères du programme officiel. Si un site vous vend les mises en situation officielles, il vous ment.