enfant reste au pays indépendant de ma volonté
Bonjour à tous, Je me permis de poster ma situation sur ce forum pour avoir vos avis, des retours d’expérience de personnes dans le même cas, ou éventuellement l’avis d’un avocat s’il y en a qui lisent ce message. J’aimerais savoir si mon dossier a des chances d’aboutir ou si je risque un ajournement ou un rejet. Voici ma situation exacte : Situation pro et financière : Je suis actuellement en CDI en France. Je n’ai aucune dette fiscale (Bordereau P237 vierge). Je suis momentanément en arrêt suite à un accident de travail indépendant de ma volonté. Cependant, cet arrêt n’a aucune conséquence sur mon salaire : entre mes bulletins de paie et le maintien de salaire via les indemnités journalières et la prévoyance, je touche 3000 euros par mois. Je fournis d’ailleurs l’intégralité de ces justificatifs financiers à l’administration. Est-ce que cet accident de travail peut me porter préjudice malgré des revenus totalement maintenus et stables ? Situation familiale globale : Ma cellule familiale principale est parfaitement ancrée en France : je suis marié et nous avons 3 enfants mineurs qui vivent avec nous en France. Ils sont nés et scolarisés ici. L’aîné a d’ailleurs un suivi medico-éducatif (dossier MDPH / GevaSco). J’ai également 1 enfant mineur issu d’une précédente relation qui réside dans son pays d’origine de naissance. L’histoire de mon fils resté au pays (situation totalement subie) : Je ne suis pas originaire du pays de naissance de mon fils. J’ai rencontré sa mère dans un pays tiers (qui n’est ni mon pays d’origine, ni le sien) où nous nous étions croisés uniquement pour nos études universitaires. Nous ne nous sommes jamais mariés. Au moment de notre séparation à la fin de nos études, j’ignorais totalement sa grossesse. Je suis venu en France pour poursuivre mon cursus, et ce n’est que plus tard que j’ai appris l’existence de mon fils, alors que j’étais déjà installé en France. Entre-temps, la mère s’est mariée avec une autre personne. Pour préserver l’harmonie de son nouveau couple, elle m’a formellement interdit tout contact direct avec elle. Elle m’a demandé de traiter exclusivement avec la grand-mère maternelle, à qui elle avait confié la garde physique de l’enfant. Mon fils a 9 ans aujourd’hui et la grand-mère l’élève depuis qu’il est tout petit. Malheureusement, la mère est décédée il y a peu de temps. Mes démarches, l’entretien financier et le lien avec mon fils : Dès que j’ai appris ma paternité, je n’ai jamais abandonné mon fils. J’ai immédiatement assumé mes responsabilités en envoyant régulièrement de l’argent et en payant sa scolarité, sa nourriture et ses soins via la grand-mère. Je ne me suis jamais rendu physiquement dans son pays de naissance, notamment à cause de l’insécurité critique sur place qui rend tout déplacement impossible. Nous ne nous sommes donc jamais vus physiquement, mais le lien est maintenu par téléphone : je parle très régulièrement en appel vidéo avec la grand-mère, qui me passe mon fils. Il sait parfaitement que je suis son père. Pour le faire venir, j’ai entamé de parfaite bonne foi des démarches de regroupement familial officiel auprès de l’OFII. Mais la grand-mère s’y est fermement opposée, refusant de fournir les documents officiels (comme le passeport de l’enfant), ce qui a bloqué et rendu la procédure inexécutable en France. Pour officialiser cette situation, nous avons saisi la justice locale qui a rendu une ordonnance officielle de garde provisoire en faveur de la grand-mère, tout en fixant juridiquement la pension alimentaire à ma charge, ce que je règle scrupuleusement (historique des transferts financiers fourni à la SDANF). Mon fils est d’ailleurs parfaitement stabilisé là-bas : il est actuellement premier de sa classe(major de sa promotion). J’ai aussi fourni un certificat psychosocial montrant qu’un déracinement brutal lui causerait un traumatisme irréversible. Le problème du complément demandé par la SDANF : L’agent instructeur m’a demandé de fournir des précisions et
La réponse de l'équipe
✓ vérifiée · Myriam A. · 08 octobre 2026Votre situation est délicate, mais votre dossier est bien plus solide que vous ne le pensez. Nous ne sommes pas avocats, voici ce que l'on peut vous dire à partir des textes, des décisions de justice et des dossiers que nous suivons.
1. L'accident du travail
Aucun risque de ce côté. La SDANF regarde la stabilité et l'autonomie de vos ressources, pas leur origine. Des indemnités journalières et un maintien de salaire par la prévoyance sont des revenus de remplacement légitimes, et votre CDI est intact. Fournissez les bulletins et les attestations de versement, comme vous l'avez fait, et n'en dites pas plus.
2. L'enfant resté au pays : ce que l'administration vérifie
Le point examiné est le « centre des intérêts » (article 21-16 du Code civil) : vos attaches réelles doivent être en France. Un enfant mineur à l'étranger sans demande de regroupement familial ni jugement ni explication est un motif classique d'ajournement de deux ans. Nous le décrivons ici, motif 5 : https://naturalisation-facile.fr/articles/motifs-ajournement-naturalisation-2026
Vous êtes dans la situation inverse. Vous avez précisément ce que l'administration demande dans ce cas :
- votre cellule familiale principale est en France : épouse, trois enfants nés et scolarisés ici, suivi MDPH ;
- vous avez tenté le regroupement familial auprès de l'OFII, et c'est l'autre partie qui l'a bloqué ;
- un jugement fixe la garde à la grand-mère et la pension à votre charge, que vous payez avec preuves ;
- la mère est décédée, vous n'avez jamais vécu dans ce pays, et le lien est maintenu.
La demande de complément de l'agent n'est pas un mauvais signe : c'est la vérification normale de ce point, et elle montre que le dossier est traité au fond. D'après ce que vous décrivez, vous avez déjà envoyé le jugement, l'acte de décès et l'historique des virements, et l'administration a confirmé leur réception. Il n'y a rien à renvoyer. N'ajoutez des pièces que si on vous en demande.
3. Ce que disent les tribunaux
La cour administrative d'appel de Nantes, qui juge ces dossiers, a annulé en 2024 un rejet opposé à une mère dont deux enfants étaient restés en Guinée, parce que ses deux autres enfants vivaient en France et qu'elle avait un CDI (décision du 12 juillet 2024, n° 22NT02481). À l'inverse, elle a confirmé en 2023 le refus d'un père dont le regroupement familial avait été autorisé mais qui n'avait pas contesté le refus des visas (16 mai 2023, n° 22NT00297) : ce qui lui a manqué, c'est la preuve de ses démarches. Vous, vous l'avez.
4. Si malgré tout une décision d'ajournement arrivait
Ce n'est pas un refus, et elle doit être motivée. Vous auriez deux mois pour un recours auprès du ministre, avec exactement les pièces que vous venez de réunir, et le texte ci-dessus comme ligne d'argumentation. La procédure est expliquée ici : https://naturalisation-facile.fr/articles/ajournement-naturalisation-rapo-recours
En attendant, gardez une trace datée de chaque échange avec la grand-mère et de chaque virement, et signalez tout changement (nouvelle démarche de visa, décision de justice) dans votre espace ANEF.
Nous vous souhaitons une issue favorable, et dites-nous ce que décide la SDANF : votre cas servira à d'autres.
Cordialement,
L'équipe naturalisation-facile.fr
Les autres réponses (2)
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Hassane S.08 octobre 2026
Un grand merci pour votre réponse si rapide, détaillée et rassurante. Votre analyse me redonne une grande confiance pour la suite de mon dossier.
C'est un immense soulagement de voir ma situation comprise avec autant de clarté et de précision. Je ne manquerai pas de vous tenir informés de la décision de la SDANF dès que j'aurai un retour, en espérant que mon expérience pourra effectivement aider d'autres personnes.
Merci encore pour votre aide précieuse et votre bienveillance.
Bien cordialement,
Hassane
Aïcha K.✓ Équipe09 octobre 2026
Merci pour votre message, il nous fait très plaisir.
Vous avez fait ce qu'il fallait : vos pièces sont complètes et l'administration les a reçues. Il ne reste qu'à attendre, et un délai de plusieurs semaines après un complément est normal, ce n'est pas un mauvais signe.
Si la SDANF vous demande autre chose entre-temps, ou si un point vous inquiète, revenez nous écrire ici, nous vous répondrons.
Nous vous souhaitons une belle issue, pour vous et votre famille.
Cordialement,
L'équipe naturalisation-facile.fr