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Poser ma questionRéfugié reconnu par l'OFPRA ou la CNDA, vous pouvez demander la nationalité française sans attendre 5 ans. Le reste du parcours est le même que pour tout le monde : niveau B2, examen civique, entretien, et la même attente.
Dispensé
Les 5 ans de résidence
Vous pouvez déposer dès la reconnaissance du statut. C'est la seule grande différence prévue par la loi.
Allégé
Les pièces du pays d'origine
État civil établi par l'OFPRA, pas de casier judiciaire du pays fui. Vous ne contactez jamais ses autorités.
Identique
B2, examen civique, attente
Même niveau de français, même QCM de 40 questions, même entretien, même file en préfecture puis au ministère.
| Condition | Réfugié statutaire | Candidat ordinaire | |
|---|---|---|---|
| Durée de résidence en France | Aucune durée minimale : dépôt possible dès la décision de l’OFPRA ou de la CNDA | 5 ans de résidence régulière (2 ans après deux années d’études supérieures en France) | Allégé |
| Niveau de français | B2 à l’oral et à l’écrit pour les demandes déposées depuis le 1er janvier 2026, comme tout le monde | B2 depuis le 1er janvier 2026 | Identique |
| Examen civique | Obligatoire (32 bonnes réponses sur 40), aucune dispense liée au statut | Obligatoire | Identique |
| Casier judiciaire du pays d’origine | Non exigé | Exigé si vous avez vécu à l’étranger après 18 ans | Allégé |
| Actes d’état civil | Certificats tenant lieu d’actes, établis par l’OFPRA : pas de vérification auprès d’un consulat | Actes du pays d’origine, légalisés ou apostillés, parfois vérifiés sur place | Allégé |
| Ressources, insertion, loyalisme | Appréciés comme pour tout candidat | Appréciés | Identique |
| Entretien en préfecture | Le même entretien, la même grille | Le même | Identique |
| Délai légal de réponse | 18 mois après le récépissé de complétude (12 mois après 10 ans de résidence) | 18 mois (12 mois après 10 ans) | Identique |
| Ordre de traitement | Aucune priorité prévue par les textes | Aucune priorité | Identique |
Sources : article 21-19 du Code civil (version en vigueur depuis le 25 juillet 2006), Service Public F2213, décret du 30 décembre 1993 pour la dispense de langue des plus de 70 ans. Les conditions de français et d'examen civique s'appliquent aux demandes déposées depuis le 1er janvier 2026.
Oui : le réfugié statutaire
Statut accordé par l'OFPRA ou par la CNDA, avec la carte de résident de 10 ans qui l'accompagne. L'article 21-19 vise « l'étranger qui a obtenu le statut de réfugié ».
Non : la protection subsidiaire
Elle relève du droit commun : 5 ans de résidence régulière, ou 2 ans dans les cas de l'article 21-18 (études supérieures en France, services rendus, parcours exceptionnel).
Non : l'apatride, le demandeur d'asile
L'apatride n'est pas dans la liste de l'article 21-19. Le demandeur d'asile, lui, n'a pas encore de séjour régulier stable : la demande attend la décision.
Les années passées en France avant la reconnaissance du statut comptent dans l'appréciation de votre insertion, même si elles ne sont plus nécessaires pour déposer. Un dépôt très tôt après la décision de l'OFPRA est possible, mais un dossier avec un emploi stable, un logement et un niveau de français prouvé a plus de chances d'aboutir qu'un dossier déposé le lendemain du statut.
À fournir
À ne jamais faire
Non, et aucun texte ne le prévoit. Le dossier d'un réfugié est instruit par la même préfecture que celui de ses voisins, passe le même entretien, puis rejoint le même circuit au ministère. Ce qui est vrai, c'est qu'il a moins d'occasions de se bloquer : pas de vérification d'un acte de naissance auprès d'un consulat, pas de casier judiciaire étranger à attendre. À dossier complet, la file est la même.
Nous avons vérifié l'idée reçue sur les décrets publiés en 2026 : ce qui fait l'écart entre les dossiers, c'est la préfecture, pas le pays de naissance ni le statut. Les chiffres, préfecture par préfecture, sont dans notre article pourquoi un dossier 2025 est naturalisé avant un dossier 2022.
Le français, niveau B2
C'est la difficulté la plus citée par les associations qui accompagnent les réfugiés. Le TCF IRN ou un diplôme (DELF B2, diplôme français) le prouve. Nos pages : le TCF IRN expliqué, préparer le TCF IRN, les centres près de chez vous.
L'examen civique, 40 questions
Obligatoire pour toute demande déposée depuis le 1er janvier 2026, statut de réfugié ou non. Nos pages : l'examen civique, qui est dispensé, les mises en situation.
Oui. L'article 21-19 du Code civil dispense de la condition de stage « l'étranger qui a obtenu le statut de réfugié ». Vous pouvez déposer dès la décision de l'OFPRA ou de la CNDA qui vous reconnaît ce statut. Toutes les autres conditions s'appliquent : français, examen civique, ressources, insertion, absence de condamnation incompatible.
Non. La dispense de l'article 21-19 ne vise que le statut de réfugié. Le bénéficiaire de la protection subsidiaire relève du droit commun : 5 ans de résidence régulière, ramenés à 2 ans dans les cas de l'article 21-18 (deux années d'études supérieures en France, services importants rendus à la France ou parcours exceptionnel d'intégration). Les apatrides ne sont pas dispensés non plus.
Le même que pour les autres candidats : le niveau B2 à l'oral et à l'écrit pour les demandes déposées depuis le 1er janvier 2026, prouvé par un test ou un diplôme. Une seule dispense existe pour les réfugiés et apatrides de plus de 70 ans qui résident en France depuis au moins 15 ans.
Oui. Le statut de réfugié dispense de la durée de résidence, pas de l'examen civique. L'attestation de réussite (32 bonnes réponses sur 40) fait partie du dossier pour toute demande de naturalisation déposée depuis le 1er janvier 2026.
Les certificats tenant lieu d'actes d'état civil établis par l'OFPRA (naissance, mariage), et non des actes du pays d'origine. Ne demandez jamais un document aux autorités du pays que vous avez fui : ce contact peut être lu comme un retour sous sa protection et remettre en cause votre statut. Le casier judiciaire de ce pays n'est pas exigé.
Aucun texte ne leur donne la priorité. Leur dossier a moins d'occasions de se bloquer (pas de vérification d'état civil auprès d'un consulat, pas de casier étranger), mais il suit la même file que les autres dans la même préfecture, puis le même circuit au ministère. Dans les décrets de 2026, c'est la préfecture qui fait l'écart entre les dossiers, pas le statut ni le pays de naissance.
Il prend fin : le statut protège un étranger, et vous devenez français. Vous n'avez plus de titre de voyage pour réfugié, mais un passeport français. Si le pays d'origine vous reconnaît encore comme son ressortissant, la question de la double nationalité se pose comme pour tout naturalisé.
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