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Question d'examen Et question d'entretien

Qui a lancé l'appel du 18 juin 1940 ?

Deux questions officielles tournent autour de cette date : qui a lancé l'appel, et qui était Jean Moulin. Le piège est de mélanger les deux hommes, ou de prendre Pétain pour l'auteur de l'appel.

Publié le 15 octobre 2026 · 4 min de lecture

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Ce qu'il faut comprendre

En juin 1940, l'armée française est battue en quelques semaines. Le 17 juin, le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement, annonce à la radio qu'il faut cesser le combat. Le général de Gaulle, qui était entré au gouvernement quelques jours plus tôt, refuse cette défaite et part pour Londres. Le 18 juin au soir, au micro de la BBC, il appelle les militaires et les ingénieurs français qui se trouvent en Angleterre à le rejoindre, et termine par : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » Peu de gens l'entendent ce soir-là, et la BBC n'a pas conservé l'enregistrement : la voix que l'on entend souvent est celle de l'appel du 22 juin. L'armistice est signé le 22 juin. En France, Jean Moulin, envoyé par de Gaulle, unifie ensuite les mouvements de résistance ; arrêté à Caluire le 21 juin 1943, il meurt en juillet 1943. L'appel est inscrit au registre Mémoire du monde de l'UNESCO depuis 2005, et le 18 juin est une journée nationale de commémoration depuis 2006, sans être un jour férié.

Ce que l'examen demande

Qui a lancé l'appel du 18 juin 1940 à résister à l'occupation ?

Le général de Gaulle.

Le piège : Philippe Pétain est le piège inverse : la veille, le 17 juin 1940, c'est lui qui annonce à la radio qu'il faut cesser le combat. Jean Moulin, lui, a unifié la Résistance en France, il n'a pas lancé l'appel.

Autre question officielle

Qui était Jean Moulin ?

Une grande figure de la Résistance : délégué du général de Gaulle, il unifie les mouvements de résistance et préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, le 27 mai 1943.

Ce que l'agent peut vous demander à l'entretien

La même date revient à l'entretien d'assimilation, mais sous une autre forme : là, il n'y a pas de QCM, et ce n'est pas la date qu'on écoute.

« Qui était le général de Gaulle ? »

Deux faits suffisent : l'appel du 18 juin 1940 depuis Londres, et la Constitution de 1958, dont il est le premier président. Relier les deux montre que vous comprenez l'histoire, au lieu de réciter une liste de dates.

Les repères à retenir

  • 5 juin 1940 De Gaulle entre au gouvernement comme sous-secrétaire d'État à la Défense nationale et à la Guerre
  • 17 juin 1940 À la radio, le maréchal Pétain annonce qu'il faut cesser le combat
  • 18 juin 1940 Depuis Londres, à la BBC, de Gaulle appelle à continuer la lutte
  • 22 juin 1940 Armistice signé à Rethondes, dans le même wagon qu'en 1918
  • 27 mai 1943 Jean Moulin préside à Paris la première réunion du Conseil national de la Résistance
  • 19 décembre 1964 Les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon

À retenir : 18 juin 1940 = de Gaulle = Londres = la France libre. Jean Moulin = la Résistance unifiée en France. Pétain = l'armistice.

Ce qu'il ne faut pas confondre

Les questions d'examen sont rarement difficiles sur le fond. Elles piègent sur une confusion voisine, et c'est presque toujours l'une de celles-ci.

  • « La France a perdu une bataille, mais la France n'a pas perdu la guerre » n'est pas dans l'appel du 18 juin : c'est la phrase d'une affiche placardée à Londres à l'été 1940.
  • Le 18 juin n'est pas un jour férié : c'est une journée nationale de commémoration, avec des cérémonies officielles.
  • L'appel du 18 juin n'annonce pas la fin de la guerre : il marque le début de la France libre. La guerre se termine en Europe le 8 mai 1945.

Réviser toutes les dates, pas seulement celle-là

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Sources

  • Décret n° 2006-313 du 10 mars 2006 instituant une journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle
  • Fondation Charles de Gaulle : le refus de l'armistice et l'appel du 18 juin
  • Ordre de la Libération : les appels du général de Gaulle, et la fiche de Jean Moulin
  • UNESCO, registre Mémoire du monde : l'appel du 18 juin 1940 (inscrit en 2005)